Luc Angers, le serviteur éduqué

Le conseiller du district Pointe-Gatineau a foulé le porche des 10 000 résidences de son quartier depuis son élection en janvier 2006. Il nous a dernièrement conviés à une petite séance de porte-à-porte au cours de laquelle il a répondu à nos questions et nous a prouvé qu’on peut demeurer près des gens et les écouter. Aujourd'hui il a autant de verve dans le domaine de la radio.

Son enfance

Luc Angers est né le 1er mars 1959 et a grandi dans la banlieue de St-Lambert, en Montérégie. Ado passionné de sports, surtout d’athlétisme, il a rapidement compris qu’il avait d’excellentes aptitudes sur les bancs d’école. En tout cas, plus que sur la piste, où il finissait rarement dans les premiers!

Luc Angers a fréquenté le Collège Standstead, où il a appris l’anglais, le Cégep de St-Lambert et l’Université de Virginie. Il a amassé un Bac en sciences ainsi qu’un Bac et une Maîtrise en éducation au cours de sa «carrière» d’étudiant. Il enseigne présentement en Ontario où, de son propre et humoristique aveu, il récolte le «meilleur fonds de pension au Canada»!

Sa personnalité

«Je suis quelqu’un de très tenace, persévérant, j’abandonne pas facilement», avoue-t-il. Je suis un passionné qui va aller de l’avant quand c’est risqué.»

«Des défauts? Hum… Quand je passe par des moments de découragement, ils sont difficiles… Et dans certaines circonstances, je me trouve un peu trop peureux!», ajoute-t-il en riant.

Son «habitat naturel»

«J’habite une maison sur la rue Ville-Marie. On est en train de rénover le deuxième étage, un projet qui était depuis longtemps décidé, car nos enfants ont maintenant 9 et 11 ans. Quand les enfants viennent dans la période de l’adolescence, ça prend du « plus large »!», lance le conseiller-prof.

«La maison est un lieu où tu peux relaxer et être toi-même! C’est un havre de paix, à travers le tumulte et les responsabilités…»

Ses ambitions

«Mon premier mandat prend fin en 2009. En premier, je vais terminer ma carrière de professeur et ensuite, il y a quelque chose que j’ai toujours voulu faire: je voudrais retourner aux études et faire une formation en Droit. Je défends déjà les citoyens en tant que conseiller, alors je pourrais pratiquer d’un point de vue vocationnel.»

Sa journée de congé typique

«D’un point de vue personnel et physique, j’essaie de faire du jogging pour me mettre en forme au moins une heure par jour. Avec ma famille, on va souvent déjeuner et, tout dépendamment de l’horaire, on va soit chez mes beaux-parents ou chez mon père, qui demeurent à l’extérieur. On essaie aussi de faire ce qu’on n’a pas pu faire durant la semaine. Également, mes enfants sont impliqués dans le sport et on participe à des soupers…»

Ce qui le fait rire

«Ce qui me porte à rire, c’est quand j’en entends d’autres rire. Ensuite, des choses inusitées, des choses impromptues, des commentaires qui viennent d’on ne sait où…»

Pourquoi la politique?: «C’est simple: le principe de pouvoir servir le public, car je crois avant tout que le politicien est un serviteur, quelqu’un qui est là pour servir les autres. Si on n’a pas un cœur de serviteur, on devrait même pas être là!», tranche-t-il.

Que feriez-vous pour changer le monde?: «J’essaierais de rendre accessibles aux moins nantis des conditions rudimentaires à la vie. Comme l’accès au logis, le besoin de se nourrir et de boire.»

Votre passe-temps, votre passion?: «Un passe-temps? Je n’en ai pas un en particulier… Mais ce que j’aime beaucoup, c’est l’Histoire, les faits qui se sont produits et qui ont eu une importance. Et comme passion, le sens du devoir, c’est ce qui m’anime. On m’a donné une tâche à faire, je la fais jusqu’au bout.»

Votre idole ou modèle? «Ingrid Betancourt! s’exclame Luc Angers. Une Colombienne d’origine française, une femme de courage qui a été kidnappée en 2002. On ne sait pas si elle est en vie. C’est quelqu’un qui a tout sacrifié, qui avait tout à donner, comme Mandela, qui croit en sa cause et qui va jusqu’au bout.»

Votre philosophie de vie? «Je suis de foi chrétienne, traditionnelle, alors j’endosse tous les mouvements qui font en sorte qu’on reconnaisse les traditions qui ont façonné le Québec.